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Usine Motorsport GmbH

 

 

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Ce complexe industriel fabrique toutes les Série 5, 6 et 7 dans un désordre dicté par les carnets de commandes parvenant du monde entier.
L’exceptionnelle souplesse de cette unité permet indifféremment d’assembler un modèle de base puis une M5 ou une M6.
Tout est préprogrammé par ordinateurs et les ouvriers (spécialisés à 80%) disposent dans leurs bacs à portée de mains de tous les composants et pièces détachées qui vont, une fois montés, satisfaire les choix des clients concernant le modèle, la couleur, le moteur, les équipements et les options.
Sans stress, sans précipitation mais avec des gestes précis, les hommes (et quelques femmes) s’affairent pour visser, coller, riveter, souder ou assembler.
Ici, contrairement aux ateliers de ferrage, d’emboutissage ou de peinture, les robots ne font pas la loi parce que le travail s’y avère trop minutieux et pas assez répétitif.

L'ont peu apercevoir une carrosserie d’un coupé M6 qui va recevoir son V10.
Construits à l’abri des regards indiscrets à Lanshut comme les moteurs destinés à la F1, les V10 des M5 et M6 arrivent à Dingolfing pour être associés immédiatement au soubassement et aux trains roulants jusqu’à ce que l’ensemble, à la vitesse du pas d’un pèlerin (dixit BMW) rejoigne sa carrosserie.


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Au dessus, le coupé BMW M6 va recevoir ce V10                                                           Les ingénieurs mettent en place le V10

Dans un ballet bien réglé et sans effort particulier, deux techniciens exécutent les mouvements qui vont faire de toutes ces pièces disparates une automobile d’exception.
Plus loin, on va procéder à l’introduction des fluides (huiles, liquide de frein, direction assistée, eau etc.…).
A portée de vue et à tout moment, les opérateurs peuvent se référer à un écran affichant les pièces et composants affectés à chaque véhicule.
Un outil informatique indispensable compte tenu de la variété des modèles qui se suivent sur la chaîne.
Dans une ambiance sonore bien maîtrisée et sous un éclairage efficace mais diffus, les opérations se succèdent avec l’aide de manipulateurs,comme ce soulève roue qui présente le pneu sur sa jante à bonne hauteur pour être fixé.
Avec un peu d’ingéniosité, ils ont supprimé presque toutes les tâches pénibles, afin d'avoir la garantie d’obtenir un travail d’assemblage de qualité.


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Les liquides de frein, huile, eau... prennent place

Plus loin, nous surprenons un employé en train de coller un fil dans le coffre du coupé M6 avec un banal petit tube.
Un geste artisanal inattendu dans cet univers de haute technologie. Soudain à 10h30, sans qu’aucune sirène ou sonnerie n’ait retenti, les postes de travail se trouvent prestement désertés tandis que s’arrête la chaîne et les convoyeurs.
C’est la pose déjeuner de la première équipe ici, on travaille en 2/8 et ces gens-là sont au travail depuis 5 heures du matin, la deuxième équipe prendra le relais à 14 heures
.

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Il aura fallu 8 heures pour assembler cette M6.
Chaque jour, 1300 Série 5, 6 et 7 sont fabriquées ici à Dingolfing.
Parmi elles, 20 M6 et 40 M5. Une cadence jugée suffisante pour rester dans des délais de livraisons acceptables

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